En Russie, la surmortalité actuelle provient en partie de la destruction des systèmes sociaux et d'hygiène, resultat des coupes budgétaires imposées par les économiste qui ont conseillé les gouvernements, de Jeffrey Sachs à Stanley Fischer. Ces économistes ont également sur la conscience la situation de désespoir, de voie sans issue qu'ils ont contribué à créer par leurs conseils érronés: le taux de suicide a explosé chez les jeunes, ainsi que les comportements facilitant la montée de la prostitution ou de la criminalité. On a maints exemple d'une détérioration dramatique des cadres de vie liée aux politiques prescrites par ces experts en Amérique latine, par exemple aujourd'hui en Argentine.
Les recettes du FMI ont conduit l'Indonésie au marasme et au bord de l'éclatement interethnique et de la guerre civile, alors que, à l'opposé, la Malaisie traversait la crise de 1997 sans trop de mal en suivant une politique opposée (incluant en particulier des contrôle de changes). Il est clair que les économistes responsables des divers désastres que l'on a connus ne les ont pas voulus. Une bonne partie d'entre eux ont donné leurs conseils avec les meilleurs intentions du monde. Rappelons-nous le mot de Guillaume II devant les charniers de la Première Guerre mondiale : "Je n'avais pas voulu cela." Et rapprochons cette phrase de l'aveu de Michel Camdessus, l'ancien directeur général du FMI, reconnaissant que l'action du FMI avait créé en Russie "un desert institutionnel dans une culture du mensonge". Il ne reste pas moins que l'on est pas jugé sur ces intentions, on l'est sur ces résultats.
Commentaires